Notre époque pèse lourd sur la santé mentale : dérèglement climatique, tensions géopolitiques, incertitude économique. Ces crises qui se superposent plutôt que se succèdent, ce que les chercheurs appellent la “polycrise”, affectent particulièrement les jeunes générations, héritières d’incertitudes dont elles ne sont pas responsables.
Mais la résilience n’est pas un don réservé à quelques personnes “solides” ni une question de volonté : elle se construit et se co-construit, ancrée dans nos liens avec les autres.
La conférence explore trois niveaux : en soi, pour comprendre comment notre psychisme se réorganise face à l’adversité ; entre nous, pour saisir comment l’attachement aux autres crée un sentiment de sécurité jusque dans notre biologie ; et ensemble, pour explorer comment un groupe peut devenir une ressource ou, au contraire, un facteur de fragilité, notamment via les dynamiques de polarisation.
Une heure pour comprendre pourquoi certains traversent les crises sans s’effondrer, comment le lien à l’autre agit sur notre cerveau, et ce qui transforme un groupe en refuge plutôt qu’en menace, avec des pistes concrètes pour se renforcer, soi et ses collectifs.